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PlanetGong : rock'n'roll et mauvaise foi. Rock'n'roll. Chroniques de disques du moment - ou d'avant... Vécu et entendu de concerts... Filmo rock et nanars du disque... Humeurs rock'n'roll et mauvaise foi.
PlanetGong se veut une alternative au zapping culturel rencontré dans les organes de presse dite "specialisée". Vous ne trouverez pas ici de critiques expediées en un paragraphe par manque de place. Analysons les choses en profondeur et discutons...
De ce site sont honnies les poses rock pueriles (genre : "Radiohead c'est pas ma tasse de biere"), les expressions emphatiques qui puent des pieds ("Motorhead ca depote a
mort"), les comparaisons pourries ("un riff atomique", "un jeu de guitare venu des trefonds de l'enfer") et l'aggressivite gratuite ("U2 c'est nul a chier"), meme
si c'est vrai.
PlanetGong milite pour le retour du vinyle, de la pipe, de la suze, du picon, des espadrilles, des rouflaquettes, du zan, pour l'introduction de Gong au Rock'n'roll Hall Of Fame et la
béatification de Captain Beefheart.
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The Clean - Anthology
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CONCERTS
The
Monkees -
Pisces, Aquarius, Capricorn & Jones Ltd.
(RCA 1967)
The Monkees ! People said they monkeyed around... Zoom sur l'année 1967. Après une année de succès en tous genres (show TV hyper-populaire, albums et singles n°1 des deux cotés de l'Atlantique), le groupe n'arrive plus à se satisfaire de son sort. Il est de notoriété publique que Nesmith, Jones, Dolenz et Tork ont été formés lors d'un casting, tout le monde sait qu'ils ne jouent pas sur leurs propres albums et n'écrivent pas leurs chansons. Premier boy-band préfabriqué de l'histoire, les Monkees vivent mal leur succès. Fans des Beatles et de la scène beat britannique qui envahit les charts du monde entier, leur manque de reconnaissance en tant qu'artistes leur pèse.
Le premier à craquer est Mike Nesmith, l'homme au bonnet vert. Lui-même guitariste à ses heures (il avait sorti un album sous son propre nom avant le début du groupe), il écrit déjà ses propres chansons. Sous son impulsion, le groupe commence à jouer, pour de vrai : le chanteur Micky Dolenz apprend la batterie, Peter Tork se place à la basse, le charismatique Davy Jones se contente d'agiter un tambourin quand il ne participe pas aux choeurs. En peu de temps, à forces de répétitions, le groupe réussit à obtenir un niveau honorable, assez en tous cas pour envisager de jouer en tournée. La maison de disques leur déconseille fortement mais le groupe met en balance son avenir (et son existence même) pour parvenir à ses fins, et obtient gain de cause.
La tournée (au cours laquelle ils ont confié leur première partie un jeune guitariste encore méconnu aux USA : Jimi Hendrix!) sera un triomphe. Ragaillardis, les Monkees décident alors qu'ils peuvent désormais faire leurs albums eux-mêmes et obtiennent le renvoi de Don Kirshner, le tout puissant coordinateur musical qui leur avait fourni sur un plateau tous leurs hits (mais refusait de les laisser jouer sur disque). Leur premier véritable album en tant que groupe, l'agréable Headquarters, sort en mai 1967... dix jours avant Sgt Pepper's des Beatles qui lance le Summer of Love et écrase toute concurrence.
Impressionnés par le son de l'album des Fab Four (qui a rendu Headquarters obsolète en moins de temps qu'il ne fallait pour le dire), les Monkees décident, à l'instar des Rolling Stones, Small Faces et autres, d'embrasser le mouvement psychédélique. Ils passent le restant de l'année 1967 à travailler pour l'album Pisces, Aquarius, Capricorn & Jones qui sort au mois de novembre. Avec sa pochette pastel et ses sonorités audacieuses, l'album surprend les jeunes fans du groupe (qui perdront rapidement intérêt pour les aventures psychédélique Monkees). Par ailleurs, son approche pop - et donc commerciale - irrite les hippies qui préfèrent se défoncer sur The Jefferson Airplane ou Pink Floyd. Pisces, Aquarius, Capricorn & Jones sera ainsi le dernier numéro un du groupe.
C'est pourtant son côté hybride de qui fait que cet album demeure aujourd'hui un véritable chef d'œuvre : plusieurs morceaux ici sont des produits de l'ancienne équipe, que le groupe a retravaillé pour rendre conformes à l'esprit de 1967. "Pleasant Valley Sunday" et "Star Collector", écrits par les songwriters Gerry Goffin et Carole King, plaisantes ballades pop, deviennent ainsi des pièces surprenantes. La superbe "Star Collector", qui clôt l'album, possède ainsi le premier solo de Moog jamais enregistré. "Words", écrit par Tommy Boyce et Bobby Hart (le duo derrière "(Theme From) The Monkees" et "The Last Train To Clarksville", leur deux plus gros tubes), possède une ambiance intrigante qui rappelle les Zombies ou Left Banke.
Les membres Monkees écrivent trois morceaux ici (deux pour Nesmith, un co-écrit par Jones, sans parler d'une pantalonnade de 30 secondes de Tork) qui ne sont assurément pas les meilleurs de l'album ("Hard To Believe" trop cheesy, "Don't Call On Me" gentillet). Seule "Daily Nightly" sort de l'ordinaire, avec son Moog omniprésent et sa ligne de basse trippante. S'ils ne sont pas des grands songwriters, The Monkees savent néanmoins s'entourer de bons musiciens et demandent à quelques-uns de leurs amis de les aider à la composition. Craig Vincent Smith, un ami de Nesmith, lui offre ainsi le morceau "Salesmen"(le petit frère américain de "Taxman" des Beatles), qui ouvre l'album avec un riff de basse bondissant. De la même façon, on trouve ici la superbe "Cuddly Toy", écrite par Harry Nilsson, ainsi que "The Door Into Summer" composée par Chip Douglas, bassiste des Turtles (et auteur des arrangements symphoniques de "Happy Together"), que les Monkees ont engagé comme producteur depuis Headquarters. De cet assemblage résulte un album de pop psychédélique légère, blindé de mélodies douces et irrésistibles. Pisces, Aquarius, Capricorn & Jones demeure un autre exemple d'album réussi sorti en 1967 - année bénie pour le rock'n'roll.
The Monkees n'avaient pas le talent brut des Beatles mais valaient nettement mieux que l'étiquette commerciale qu'on leur avait (à juste titre) collé. Pisces, Aquarius, Capricorn & Jones fut le premier acte de leur réinvention, qui culmina en 1968 avec la sortie du film Head, écrit sous acide et complètement barré. Un suicide commercial qui mit fin à leur série TV, puis au groupe lui-même (Tork puis Nesmith quittèrent le groupe avant la fin de la décennie). L'objectif des Monkees avec Pisces, Aquarius, Capricorn & Jones était alors de prouver au monde qu'ils avaient des choses à dire, fut-ce au détriment de leur carrière et de leur succès auprès du grand public. Un premier pas dans la bonne direction, et un véritable classique oublié de pop sixties.
Tracklisting :
1 Salesman *
2 She Hangs Out
3 The Door Into Summer *
4 Love Is Only Sleeping
5 Cuddly Toy *
6 Words *
7 Hard To Believe
8 What Am I Doing Hangin' 'Round?
9 Peter Percival Patterson's Pet Pig Porky
10 Pleasant Valley Sunday
11 Daily Nightly *
12 Don't Call On Me
13 Star Collector *.
L'album sur Deezer : www.deezer.com/fr/music/the-monkees/pisces-aquarius-capricorn-jones-ltd-deluxe-edition-338895
Vidéos :
"Pleasant Valley Sunday"
"Star Collector"
"Salesman"
"What Am I Doing Hanging Round ?"
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Sur les Monkees, et à l'écoute de ce disque, je te dois un mea culpa !
Oui c'est un EXCELLENT disque et non je ne
dirais plus de mal des Monkees !
On en a déjà parlé : je ne l'échangerais pas contre un baril de Pet Sounds !