Quantcast

Présentation

PlanetGong se veut une alternative au zapping culturel rencontré dans les organes de presse dite "specialisée". Vous ne trouverez pas ici de critiques expediées en un paragraphe par manque de place. Analysons les choses en profondeur et discutons...

 

De ce site sont honnies les poses rock pueriles (genre : "Radiohead c'est pas ma tasse de biere"), les expressions emphatiques qui puent des pieds ("Motorhead ca depote a mort"), les comparaisons pourries ("un riff atomique", "un jeu de guitare venu des trefonds de l'enfer") et l'aggressivite gratuite ("U2 c'est nul a chier"), meme si c'est vrai.

PlanetGong milite pour le retour du vinyle, de la pipe, de la suze, du picon, des espadrilles, des rouflaquettes, du zan, pour l'introduction de Gong au Rock'n'roll Hall Of Fame et la béatification de Captain Beefheart.

 

Contact

Le Gang des Canards :  


Eric : webmonstre, redacteur en chef, tête de veau, suiveur de modes, mauvaise foi.

Rémi : rédacteur amiral, plombier polonais, dépoussiéreur d'étagères, objectivité totale.

Béroalde de Fuzz : plume décomplexée, garagiste nanardais, exhumeur de syntagmes.

Denis : cinéphage suzophile, zimmologue briard, esthète de gondole.

 

 

Contact :

 

Pour nous contacter, une seule adresse : contact@planetgong.fr


Annonces concerts

Toutes les annonces de concerts recommandés par PlanetGong sont ici :
CONCERTS

Flou RSS

  • Flux RSS des articles

Recommander

Samedi 28 janvier 2012 6 28 /01 /Jan /2012 16:19

Cisco Houston sings the songs of Woody Guthrie Cisco Houston

Cisco Houston sings the songs of Woody Guthrie

(Vanguard ; 1961)



Lorsque l’on évoque Cisco Houston, c’est la plupart du temps pour mentionner l’éternel compagnon de route de Woody Guthrie. Houston n’a jamais été gêné par ce manque de reconnaissance, et avait accepté assez vite de rester dans l’ombre de son génial ami, dont il avait fait la connaissance en 1938, et avec qui il avait voyagé et chanté aux Etats-Unis et dans le monde pendant de longues années. Au début de l’année 1961, Houston décide de publier un disque en hommage à Guthrie, déjà gravement malade de la chorée de Huntington. Ironie de l’histoire : Cisco Houston est mort le 28 avril 1961, quelques semaines après la sortie de ce disque, et plusieurs années avant Guthrie.

Au moment où sort ce disque, Cisco Houston a déjà publié sous son nom de nombreux disques qui célèbrent une certaine idée de l’Amérique et de la fraternité, et qui ont beaucoup participé à forger son image et sa légende : des chansons de cow-boys et de vagabonds et de hors-la-loi, des chansons traditionnelles des musiques noire et blanche, mais aussi des comptines. Pour ce qui est de la musique folk, la critique la plus fréquente qui lui était faite était celle d’un manque d’authenticité : selon les critiques de l’époque, le timbre chaleureux et réconfortant de sa voix s’alliait mal avec l’âpreté et la rudesse de la musique folk. Loin du chant de Dave Van Ronk, de Woody Guthrie (ou de celui de leurs héritiers les plus directs, Bob Dylan et Phil Ochs, qui commencent à peine leur carrière au moment de la sortie de ce disque), le chant de Cisco Houston est bas, profond et remarquablement harmonieux.

    Sur ce disque, la voix douce de Houston peut en effet surprendre l’auditeur, car elle bouleverse totalement les chansons de Guthrie, en leur offrant une perspective nouvelle et en révélant davantage leur incroyable force mélodique et leur aspect universel. L’interprétation que Cisco Houston rend de quelques-unes des chansons de son ami est fabuleuse : la bluette « Ship in the sky » se voit ainsi revisitée de façon magistrale, et ses paroles (la relation d’un dialogue de quelques enfants) en sont d’autant plus émouvantes. Plus loin, Houston livre avec une évidence remarquable « Taking it easy », « Ain’t it hard »  et « Do Re Mi », trois des chansons dont les mélodies sont les plus immédiates.

    Eric Weisberg accompagne Cisco Houston sur l’album et y joue du banjo, de la mandoline et du fiddle (violon). Son jeu impeccable, qui suit à merveille les inflexions du chant, allié à la production minimale mais soignée, conduit à une impression de proximité qui met en valeur les qualités du chant. Dans les notes au dos du LP, Houston explique avec une humilité touchante l’admiration qu’il a pour Guthrie, et l’importance que celui-ci accordait aux sujets qu’il abordait. Au pays de l’entertainment, Guthrie et Houston – et quelques autres, dont Lee Hayes et Pete Seeger ont apporté à la musique populaire nord-américaine une conscience, bien avant la « révolution » des années 1960. Avec ce disque, Houston souhaitait rendre hommage à Guthrie et à des chansons aussi majeures que « Pastures of plenty », « The Sinking of Reuben James » et « Blowin down that old dusty road »… Quiconque écoutera ce disque sera assuré que Cisco Houston est parvenu bien au-delà de son souhait initial : en apportant aux chansons son univers chaleureux et extrêmement attachant, il s’affirme en tant qu’interprète exceptionnel et rend justice au talent de Guthrie.

    Il est encore extrêmement malaisé de se procurer les albums de Cisco Houston ; nous avons choisi de présenter Cisco Houston Sings the songs of Woody Guthrie car ce disque est l’un des plus répandus et qu’il a été réédité en CD (en 1991, par Vanquard), ce qui n’est pas le cas de la majeure partie de la discographie de Cisco Houston. Pour une entrée dans son œuvre, PlanetGong recommande également Cisco Houston 1944-1961 : the Folkway years, puis les disques (albums et compilations) que l’on peut commander en CD ou télécharger sur le site de Smithsonian Folkways.

 

 

 

Liste des chansons :

1.    Pastures of plenty *
2.    Ship in the sky *
3.    Deportees *
4.    Grand Coulee Dam
5.    The Sinking of Reuben James *
6.    Curly Headed baby
7.    Ladies’ auxiliary
8.    Taking it easy *
9.    Hard, ain’t it hard *
10.    Jesus Christ
11.    Buffalo Skinners
12.    Pretty Boy Floyd *
13.    Philadelphia Lawyer
14.    Old Lone Wolf
15.    Talking Fish blues
16.    Rangers’ command
17.    Do Re Mi*
18.    Blowing down that dusty road *

 

 

 

 

Vidéos :

 

"Taking it Easy"

 

  "Deportees"


 

 

Par Rémi - Publié dans : Rock'n'roll roots, blues & folk
Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire
Retour à l'accueil

A écouter !

En rotation lourde sur la platine 


Thee Oh Sees

Thee Oh Sees
Floating Coffin

Retour tonitruant de la bande à John Dwyer pour un album nerveux et electrique, toujours plus heavy et kraut. 

Recherche

Dossiers

--- DANS LES CAVEAUX DU FUZZ ---

  Les héros oubliés du rock'n'roll

 

--- RUBBLE ---

rubble-logo.jpgLe meilleur du rock psychédélique 60s dans un dossier complet.

 

--- CINEMA ---

Toutes les chroniques ciné

 

-- DESOLATION ROW --

pumpkin.jpg

Les disques à ne pas écouter

 

--- THE GO --- 

goDécouvrez le meilleur groupe de Detroit

 

--- DOSSIER ---

Le guide indispensable
 

--- FORUM ---
 Forum 
Venez discuter sur le forum PlanetGong

--- CHAT ---
Chat  
Discutez en direct avec les autres personnes égarées sur PlanetGong

 

--- FACEBOOK ---

PlanetGong pour les geeks

PlanetGong sur Facebook

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés