Cliquez ici pour aller à l'index de tous les articles parus sur PlanetGong
A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
PlanetGong : rock'n'roll et mauvaise foi. Rock'n'roll. Chroniques de disques du moment - ou d'avant... Vécu et entendu de concerts... Filmo rock et nanars du disque... Humeurs rock'n'roll et mauvaise foi.
PlanetGong se veut une alternative au zapping culturel rencontré dans les organes de presse dite "specialisée". Vous ne trouverez pas ici de critiques expediées en un paragraphe par manque de place. Analysons les choses en profondeur et discutons...
De ce site sont honnies les poses rock pueriles (genre : "Radiohead c'est pas ma tasse de biere"), les expressions emphatiques qui puent des pieds ("Motorhead ca depote a
mort"), les comparaisons pourries ("un riff atomique", "un jeu de guitare venu des trefonds de l'enfer") et l'aggressivite gratuite ("U2 c'est nul a chier"), meme
si c'est vrai.
PlanetGong milite pour le retour du vinyle, de la pipe, de la suze, du picon, des espadrilles, des rouflaquettes, du zan, pour l'introduction de Gong au Rock'n'roll Hall Of Fame et la
béatification de Captain Beefheart.
Le Gang des Canards :
Eric : webmonstre, redacteur en chef,
tête de veau, suiveur de modes, mauvaise foi.
Rémi : rédacteur amiral, plombier polonais,
dépoussiéreur d'étagères, objectivité totale.
Béroalde de Fuzz : plume décomplexée, garagiste nanardais, exhumeur de syntagmes.
Denis : cinéphage suzophile, zimmologue briard, esthète de gondole.
Contact :
Pour nous contacter, une seule adresse : contact@planetgong.fr
The Clean - Anthology
Toutes les annonces de concerts recommandés par PlanetGong sont ici :
CONCERTS
The Move -(Regal Zonophone ; 1968)
Ce disque est le premier LP du groupe de Birmingham The Move ; et bien qu’il soit la plupart du temps largement ignoré, il s’agit pourtant un très bel album, caractéristique du
rock psychédélique britannique des années 1960. Sorti au début de l’année 1968, quelques mois après les singles « I Can Hear The Grass Grow » et « Flowers In The Rain », Move a connu un
succès important en Grande-Bretagne (#15 des charts), avant d’être progressivement relégué aux oubliettes de l’histoire musicale.
Dès «Yellow Rainbow », la basse fait montre d’un dynamisme remarquable qui apporte beaucoup au morceau – malheureusement, le bassiste Ace Kefford a quitté le groupe peu de
temps après la sortie de ce disque. La base rythmique qu’il forme avec Bev Bevan est remarquable sur l’ensemble des chansons de l'album. Le jeu de batterie est lui aussi toujours très juste, et
parfois réellement splendide (« Walk upon the water »). Derrière le chant aux paroles pré-apocalyptiques de « Yellow Rainbow », les instruments se déchaînent : la batterie martèle le rythme
avec force, et les solos de guitares sont violents. Le disque démarre sur des bases fantastiques ; et si le groupe parvient à conserver une grande densité dans la qualité des chansons de Move,
c’est parce qu’il varie les styles et les effets sonores de ses morceaux. « Kilroy was here » voit ainsi son chant assuré à deux voix, alors que ce sont avant tout les ruptures de tempo qui
mettent en valeur la superbe chanson « (Here we go round) the lemon tree ». Les arrangements de cordes sont réalisés avec finesse par Tony Visconti qui est depuis devenu un des plus célèbres
producteurs du rock, notamment pour ses collaborations avec David Bowie et T-Rex. Ailleurs dans l’album, les arrangements sont nettement plus fournis – et aussi remarquables - sur « Mist on
a Monday morning », jusqu’à atteindre un niveau de luxuriance extrême sur « Cherry Blossom Clinic » ou « The Girl Outside ».
Le personnage central de The Move est le chanteur et guitariste Roy Wood – à ne pas confondre avec son quasi-homonyme Ron Wood, membre du Jeff Beck Group, des Faces puis des
Rolling Stones. S’il est aujourd’hui un songwriter quasiment inconnu, Roy Wood a pourtant livré quelques-unes des pistes les plus marquantes du rock psychédélique anglais. « Yellow Rainbow », «
Flowers in the Rain » et « Fire brigade » sont ses chansons les plus célèbres, ainsi que l’exceptionnelle « I Can Hear The Grass Grow » (sortie en 45 tours en 1967 et malheureusement absente de
ce premier album). Les trois pistes de ce disque qu’il n’a pas écrites sont des reprises d’origines diverses : « Hey Grandma » est une chanson de Moby Grape que The Move jouait très souvent en
concert, et « Weekend » est l’adaptation d’une chanson d’Eddy Cochran : la version de The Move n’est pas particulièrement imaginative, mais elle est réussie et apporte au disque beaucoup
d’immédiateté. La troisième reprise est un morceau de James F. Hanley datant de 1934 qui surprend l’auditeur et détonne quelque peu ici, montrant que le groupe veut conserver son auditoire en
éveil… Pour être honnête, il faut remarquer que l’interprétation réjouissante livrée par The Move sur ce disque doit beaucoup à la version qu’avaient enregistrée les Coasters en 1958 (en face B
de l’immortelle « Yaketi-Yak »).
Quelques pistes prouvent le talent de The Move : « Useless information » sonne remarquablement bien, et abrite sous des dehors naïfs une structure magnifique ; la production
(signée Dennis Cordell) y organise à merveille les différents éléments (chant, chœurs et nombreux instruments). Alors que le disque touche à sa fin, « Mist on a Monday morning » séduit
instantanément par son introduction baroque : c’est une piste telle que seuls quelques groupes anglais ont été capables d’en enregistrer ; une chanson dont l’équilibre semble pouvoir se rompre
chaque instant, mais qui finit par se dérouler comme dans un rêve.
En l’espace de quelques mois seulement, la musique psychédélique britannique a produit quelques disques immenses ; si quelques-uns d’entre eux sont justement célébrés (Sgt
Pepper’s Lonely Hearts’ Club Band ; The Piper At The Gates Of Dawn), ils masquent trop souvent la vitalité et la diversité de cette
scène : Soft Machine Volume 1 ; SF Sorrow ; The Story of Simon Simopath…
sont aujourd’hui mésestimés, lorsqu’ils ne sont pas totalement inconnus. Le premier album de The Move appartient malheureusement à la seconde de ces catégories : cependant, il est encore temps de
le découvrir et de rendre justice à cet excellent disque.
Liste des chansons :
Face A :
1. Yellow Rainbow *
2. Kilroy was here
3. (Here we go round) the lemon tree
4. Weekend
5. Walk upon the water
6. Flowers in the rain *
7. Hey Grandma
Face B :
1. Useless Information
2. Zing went the strings of my heart
3. The Girl outside
4. Fire Brigade *
5. Mist on a Monday morning
6. Cherry Blossom clinic
Le disque a été réédité plusieurs fois en CD : les meilleures versions sont celles réalisées en 1998 par le label allemand Repertoire Records, et celle de 2007 du label anglais Salvo.
Vidéo :
"Fire Brigade"
"Flowers In The Rain"
--- DANS LES CAVEAUX DU FUZZ ---
Les héros oubliés du rock'n'roll
--- RUBBLE ---
Le meilleur du rock psychédélique 60s dans un dossier complet.
--- CINEMA ---
-- DESOLATION ROW --
Découvrez le meilleur groupe de Detroit
--- DOSSIER ---
--- FORUM ---
Forum
Venez discuter sur le forum PlanetGong
--- CHAT ---
Chat
Discutez en direct avec les autres personnes égarées sur PlanetGong
--- FACEBOOK ---
Discussions