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PlanetGong : rock'n'roll et mauvaise foi. Rock'n'roll. Chroniques de disques du moment - ou d'avant... Vécu et entendu de concerts... Filmo rock et nanars du disque... Humeurs rock'n'roll et mauvaise foi.
PlanetGong se veut une alternative au zapping culturel rencontré dans les organes de presse dite "specialisée". Vous ne trouverez pas ici de critiques expediées en un paragraphe par manque de place. Analysons les choses en profondeur et discutons...
De ce site sont honnies les poses rock pueriles (genre : "Radiohead c'est pas ma tasse de biere"), les expressions emphatiques qui puent des pieds ("Motorhead ca depote a
mort"), les comparaisons pourries ("un riff atomique", "un jeu de guitare venu des trefonds de l'enfer") et l'aggressivite gratuite ("U2 c'est nul a chier"), meme
si c'est vrai.
PlanetGong milite pour le retour du vinyle, de la pipe, de la suze, du picon, des espadrilles, des rouflaquettes, du zan, pour l'introduction de Gong au Rock'n'roll Hall Of Fame et la
béatification de Captain Beefheart.
Le Gang des Canards :
Eric : webmonstre, redacteur en chef,
tête de veau, suiveur de modes, mauvaise foi.
Rémi : rédacteur amiral, plombier polonais,
dépoussiéreur d'étagères, objectivité totale.
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Denis : cinéphage suzophile, zimmologue briard, esthète de gondole.
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Dans les caveaux du Fuzz
Seconds couteaux et perles de série B
Les as du rock'n'roll, épisode 9
Glen Glenn : "Everybody’s Movin’"
Hommage soit rendu à l’un des plus beaux rockabilly : le somptueux et rayonnant « Everybody’s Movin ‘ », presque aussi grand, noble… classique ! que le « Long Blond Hair » de Johnny Powers. Glen Glenn (notons le pseudo parfait, quoique imposé à M.G.Troutman qui s’en battait les flancs), un autre de ces nombreux qui-auraient-pu-être, avait la foi et le désir, avait la classe ; irréprochable fruit de l’Amérique par sa naissance (Joplin, Ozark Mountains dans le Missouri) destiné à la country dans laquelle il débutera sans peine ; et surtout oint du Roi, après sa rencontre personnelle avec Presley au terme du premier concert de celui-ci sur la côte Ouest à San Diego : révélation et conversion vers le pur rockabilly. Le service militaire l’a éloigné à Hawaï au moment inopportun, celui de son chef d’œuvre, le simple « Everybody’s Movin ‘/ I’m Glad my baby’s gone away » en janvier 1958, suivi de son gros succès « One Cup Of Coffee / Laurie Ann ». À son retour, en dépit de ses efforts, la chance ne lui sourira plus.
Ce qui hausse cet excellent chanteur et compositeur au-dessus de la foule hurlante et boppante, c’est une forme de flamboyance classieuse, qui en se passant d’âpreté et de sauvagerie sait être excitante. Fin et stylé, il avait un don pour les balades (« Kathleen », « Laurie Ann », et la meilleure, étonnamment rythmée : « Kitty Kat »), mais aussi pour les merveilleux tubes potentiels, comme « Blue Jeans & A Boy’s Shirt », « One Cup Of Coffee », propres à réconcilier la canaille musicologiste aiguisée avec les candides twisteurs du samedi soir : musique populaire par excellence, et au meilleur sens du terme.
Parmi ces titres-là, « Everybody’s Movin’ » s’impose sans conteste. Au rond soupir de guitare expectative répond la descente de contrebasse slappée assurée par l’accompagnateur de Cochran, Connie «Guybo » Smith. Quelques phrases tensives nous annoncent que ça va chauffer au bal ce soir, quand d’un coup le superbe élan vers le refrain, appuyé par la batterie, lance un appel impérieux à la danse unanime. Davantage qu’épitomé de la surboum sensuelle ou que compendium de la surprise party, Glen Glenn a gravé là une chanson immortelle.
« Everybody’s Movin’ »
« One Cup Of Coffee »
« Kitty Kat »
A écouter:
Référence
pionnière, le volume The Glen Glenn Story (ACE CH 57, 1982) pourrait suffire. Les meilleurs morceaux sont accompagnés de démos et d’enregistrements en concert, mais peut-être un poil
trop de reprises, certes talentueuses. Plus complet, Glen Rocks chez Bear Family en 2004.
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